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Alimentation, Article, Micronutrition

L’impact de l’activité physique sur la régulation de la faim

Pratiquer une activité physique a de nombreux avantages, une meilleure gestion du stress, une amélioration de la qualité du sommeil, un entretien de la masse musculaire et donc du métabolisme basal, une meilleure confiance en soi, une optimisation la régulation hormonale… 

C’est justement ce dernier point que je souhaite developper, la régulation hormonale !
Et plus précisément, le rôle des hormones dans la régulation de la faim et de la satiété. Parmi toutes ces hormones au nom parfois un peu barbare et qui nous contrôlent comme des marionnettes, il a une que l’on nomme la Ghréline. Vous ne la connaissez peut-être pas encore, mais je sais déjà que beaucoup d’entre vous vont vraiment la détester !!!
C’est une hormone qui est sécrétée par l’estomac et par le cerveau. Son rôle principal est de stimuler l’appétit et son autre rôle est de bloquer une hormone satiétogène, la POMC (Pro-opio-mélanocortine). En bref, c’est une hormone qui nous donne faim !

Heureusement l’organisme est un système qui œuvre à maintenir un équilibre, il nous a donc  doté d’une autre hormone nommée la Leptine, qui est une hormone dite anoréxigène, c’est-à-dire qu’elle favorise la satiété. (Alléluia)

La régulation de la faim est donc le résultat de la communication entre l’estomac et le cerveau (entre autres) au travers des messages émis par les hormones (Ghréline Vs Leptine & cie). 

Malheureusement, chez les personnes en surcharge pondérale, l’excès de masse adipeuse entraine une résistance à la Leptine (l’hormone de la satiété). Cela a pour conséquence d’inhiber les sensations de satiété et de majorer les sensations de faim. Ce schéma est un des facteurs qui enferme les personnes en état d’obésité dans un cercle vicieux, mais ce n’est pas forcement fatal. En effet, plusieurs meta-analyses ont pu mettre en lien l’activité physique et les hormones régulant l’appétit.

Ces meta-analyses ont démontré qu’un effort physique permet de baisser voire même de supprimer temporairement la sécrétion de Ghréline mais aussi de stimuler la sécrétion Leptine. Ajoutons à cela qu’une perte de masse grasse permet d’améliorer sa sensibilité à la Leptine.

La pratique d’une activité physique possède donc bien des effets bénéfiques dans la lutte contre le surpoids. D’une part, par l’augmentation de la dépense énergétique engendrée par l’effort. D’autres parts grâce aux multiples réactions biochimiques qui vont réguler l’appétit et le poids.

A vos baskets !

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Sources :

https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/17212/St-Pierre_David_H_2006_these.pdf?sequence=1

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